Cycle intérieur

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Cycle Intérieur (nang skor) ནང་སྐོར།

Signification littérale

nang: intérieur; —skor: cycle.

Définition

Deuxième des quatre divisions de la Section des Préceptes (Man ngag sde). Selon Longchenpa,[1] l’Essence de ce cycle postule que la Réalité est vierge de caractéristiques dans la mesure où les formes elles-mêmes sont dénuées de marques propres. Sa Nature est telle que la Sagesse demeure continuelle parce qu’elle ne connaît pas de fluctuations. Ses caractéristiques[2] sont telles que dans l’optique de sa faculté à percer (zug pa), il est comme les racines d’un arbre qui s’enfoncent dans le sol ; dans l’optique de sa faculté à s’enrouler ou circularité, il est comme le tronc de cet arbre; dans l’optique de son déploiement (rgyas pa), il est comme ses feuilles; dans l’optique de sa Clarté (gsal ba), il est comme ses fleurs; et dans l’optique de sa sublimation (smin pa), il est comme les fruits de cet arbre.

Notes

  1. Trésor des Théories Philosophiques (Grub mtha' mdzod), p. 368
  2. Il faut rappeler ici que ces “caractéristiques” sont l'une des catégories permettant à Longchenpa et aux théoriciens des doxographies du Dzogchen d'exposer les cycles de la Grande Perfection en fonction d'une Essence, d'une Nature et de caractéristiques clairement établies. La catégorie “caractéristiques” ne doit pas être conçue comme une contradiction relativement à l'absence de caractéristiques définissant l'Essence de ce cycle. Voir la note 2 dans l'entrée Cycle extérieur.

Jean-Luc Achard 8 juin 2018 à 20:17 (CEST)