Ciel de la pure Nature

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Ciel de la pure Nature (rang bzhin dag pa'i nam mkha’) རང་བཞིན་དག་པའི་ནམ་མཁའ།

Signification littérale

rang bzhin: Nature; —dag pa'i: pure + marque du génitif; —nam mkha’: ciel.

Définition

Le ciel de la pure Nature est défini dans Le Tantra de Mañjuśrī sur le Franchissement du Pic de la Vue (‘Jam dpal lta ba thod rgal gyi rgyud) comme l’ancêtre de tous les éléments. Il représente, avec le ciel de la pure Réalité (chos nyid dag pa’i nam mkha’), l’une des modalités des “deux cieux” (nam mkha’ gnyis) et est associé à l’aspect de Vide (stong cha) de l’état naturel, formant ainsi l’Espace infini en lequel se déploient les splendeurs visionnaires de l’état naturel.[1]

Dans Le Tantra de la Clarté Principielle Vierge d’Elaborations (sPros bral don gsal gyi rgyud), ce ciel est décrit comme la source des quatre éléments (‘byung bzhi). Il est l’objet de la Contemplation (mthong bya) de l’adepte et correspond à l’éclat naturel (rang gdangs) du ciel pur.

Dans Le Tantra qui Transperce les Sons (sGra thal ‘gyur), ce ciel est conçu comme l’Espace en lequel s’élèvent les propensions verbales de Vajradhara exprimant en termes adamantins la Base fondamentalement indicible de l’état naturel.

Note

  1. Celles-ci sont présentées comme formant l’éclat originel (ye gdangs) de la pure Réalité (chos nyid dag pa).

Jean-Luc Achard 4 mai 2026 à 16:37 (CEST)