Porte du Saṃsāra impur

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La porte du Saṃsāra impur (ma dag pa ‘khor ba’i sgo) མ་དག་པ་འཁོར་བའི་སྒོ།

Signification littérale

ma dag pa : impur ; —‘khor ba’i : Saṃsāra + marque du génitif ; —sgo : porte.

On notera que l’on retrouve plus rarement cette expression sous la forme de “porte de l’existence impure” (ma dag pa srid pa’i sgo).[1]

Définition

La porte du Saṃsāra impur est, avec la porte du pur Nirvāṇa,[2] l’une des deux portes (sgo gnyis) intervenant dans le contexte dit des Huit modes d’émergence (‘char tshul brgyad). Ces modes se déroulent au cours de l’Epiphanie de la Base (gzhi snang) et au cours du Bardo.

Cette porte est définie comme telle parce qu’elle est la source de l’existence conditionnée dans la mesure où, à la mort par exemple, lorsque la conscience passe par cette même porte — en raison de la non-réalisation de la nature de l’Epiphanie — elle entre dans le mode saṃsārique caractérisé par le déploiement des manifestations des six destinées (rigs drug) et des Trois Domaines (khams gsum). Lors du Bardo, ces manifestations peuvent prendre la forme de jardins, de bosquets, de prairies couvertes de fleurs, etc., que la conscience du défunt perçoit comme des sanctuaires attirants, générant ainsi un sentiment d’attraction qui résulte dans la transmigration vers l'une de ces destinées, dans un domaine d’existence correspondant au karma accumulé par le défunt.

Notes

  1. Comme par exemple dans La Salle aux Trésors des Précieux Thèmes (Tshig don rin po che’i bang mdzod) du Khandro Yangtik de Longchenpa.
  2. Encore appelée “porte de la pure Sagesse” (dag pa ye shes kyi sgo).

Jean-Luc Achard 17 janvier 2026 à 22:05 (CET)